Il y a des moments où l’on sent, avant même d’entrer sur scène, que quelque chose de particulier est en train de se produire. Le Congrès AFIS 2026 faisait partie de ceux-là. Après des mois de préparation — un véritable marathon démarré en avril 2025 — j’ai compris, dès les premières minutes de l’ouverture, que cette édition serait différente. Plus forte. Plus dense. Plus collective.
L’ouverture : un instant suspendu
Je revois encore la halle de La Cité se remplir, peu à peu, comme un rêve qui prend forme. Des étudiants enthousiastes, des sponsors déjà à l’écoute, des professionnels venus en nombre. Je me suis souvenu de la première réunion avec l’équipe de la Région Occitanie pour défendre notre projet. Nous nous étions imaginé une salle pleine, une énergie vibrante, un lieu vivant au rythme de l’ingénierie système… et soudain, nous y étions.
Quand notre président, Florent Brunel, a lancé son discours, tout s’est aligné. Une vision partagée, une direction claire, un élan collectif. Je me suis dit : “La flèche est lancée.” Et c’était vrai : cette édition allait marquer les esprits.
Les moments qui donnent du sens : l’humain avant tout
Au fil des trois jours, j’ai assisté à des scènes qui racontent mieux que n’importe quel concept ce qu’est la communauté AFIS.
Une scène de transmission qui m’a touché
En marge du concours RobAFIS, j’ai surpris un professionnel de Safran Seats penché sur un robot, épaulant un étudiant en pleine session de débug. Un geste simple, mais profondément révélateur : ici, les générations ne coexistent pas, elles collaborent.
Une session “Pitch Stand-Up ma thèse” qui m’a bluffé
Avec Vincent Chapurlat à mes côtés, j’ai animé cette session qui visait à présenter, en trois minutes, des travaux scientifiques de haut niveau. Trois doctorants, trois condensés d’intelligence, de pédagogie et d’énergie. Leur capacité à rendre limpide ce qui est complexe m’a rappelé que l’ingénierie système n’est pas qu’un métier : c’est un art.
La Fresque de l’Ingénierie Système : l’agilité en mouvement
L’apparition inattendue — mais parfaitement opportune — de la Fresque de l’IS dans le programme est un symbole. Un signe de la force créative de nos membres. Cette activité est venue compléter le parcours Career Booster, entre job datings, ISCape
Game, ateliers RH de l’APEC et initiatives dédiées aux compétences. Une preuve, encore, que notre communauté avance ensemble.
Une clôture riche en émotions
La fin du congrès restera l’un des moments les plus marquants. Il a fallu trouver les mots pour évoquer la disparition de Samuel Rochet, parti trop tôt, et ressentie profondément par tous. Puis redonner de l’élan à l’audience, raviver l’énergie pour la 30ᵉ édition. Je suis sorti de ma zone de confort, mais porté par la sincérité et par la confiance que vous m’avez accordée.
C’est aussi là que nous avons rendu hommage à Océane Pichard, notre Manager de communauté, qui agit dans l’ombre mais soutient chacun avec une constance remarquable. Applaudie comme elle le mérite.
Ce que je retiens
Au-delà du contenu scientifique, du succès logistique, des échanges professionnels, ce congrès m’a rappelé une chose essentielle : une communauté n’existe pas uniquement parce que des personnes sont présentes ; elle existe parce qu’elles avancent ensemble.
Cette édition 2026 a montré une communauté soudée, talentueuse, agile, humaine. Une communauté qui façonne l’ingénierie système d’aujourd’hui et de demain.
La 30ᵉ édition approche. Et si l’on suit la trajectoire de cette année, elle promet déjà de dépasser nos attentes.