L’interface homme – système technologique relie le système cognitif humain doté ou non d’acquis spécifiques par de l’expérience, de la formation ou de l’entraînement et le système technologique doté de logiciel en adaptant aux organes sensori-moteurs du premier les organes d’entrée-sortie du second dans le contexte de l’optimisation de la tâche à accomplir. Son ergonomie est loin d’être intuitive : elle fait appel à de nombreuses disciplines du domaine des sciences humaines, cognitives et biologiques.
Approche de la spécification des interfaces homme / système
L’approche ergonomique est sous-tendue par les visions successives de l’homme au travail comme être psychosocial, être cognitif, être perceptif et, enfin être biologique.
L’analyse ergonomique du contexte de la tâche tend à placer l’humain dans un bon environnement de travail sur le plan social et psychologique.
L’ergonomie de l’interface tend à rendre le plus efficace possible la boucle « intention – sélection – action – perception – interprétation – évaluation » associée à toute action consciente de l’acteur humain. Dans ce contexte, l’interface s’analyse et se conçoit à différents niveaux :
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Pragmatique de la tâche : faire construire rapidement par l’utilisateur un bon modèle mental de la tâche : faire comprendre l’abstraction du monde réel fournie par le système et comment enchaîner efficacement les manipulations des objets abstraits du système pour obtenir efficacement les effets désirés sur le monde réel.
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Sémantique et syntaxe du langage d’interaction : réduire la charge mentale dans l’appréhension des éléments du problème, la sélection des modes opératoires et l’interprétation de leurs effets ; libérer l’esprit en protégeant les actions dangereuses (demandes de confirmation) et tolérant, autant que possible, les erreurs d’inattention.
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Représentation lexicale des éléments signifiants : réduire la charge mentale dans les opérations de perception et de reconnaissance tant des objets manipulés que des effets des actions sur ces objets.
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Aspects perceptuels et biomécaniques : adapter les dispositifs physiques d’interface aux aptitudes des organes sensori-moteurs humains, placer physiquement l’humain dans les meilleures conditions de travail.
Quelles que soient les bases théoriques et l’accumulation de règles ergonomiques, la conception des interfaces homme / système garde une part importante d’empirisme, impliquant des validations expérimentales à chaque étape : maquettage, prototypage, voire application des protocoles expérimentaux notamment pour des interfaces génériques ou critiques.